Cinéma 3D : la parade des majors?

Renouveller le parc à tout prix

Depuis quelques année, les principaux producteurs et distributeurs d’oeuvres cinématographiques semblent avoir été totalement dépassés par l’évolution des usages des consomateurs de produits culturels. Entre le peer-to-peer et les sites de streaming, les compression de DVD en Divx (ou DVD rip) et les versions screeners (copies pirates filmées directement dans la salle de cinéma lors de sa sortie), les DVD officiels ont du mal à se positionner auprès des consommateurs, plutôt jeunes, qui ont pris l’habitude d’avoir plusieurs centaines d’albums sur leur iPod sans en avoir acheté un seul, même en ligne.

Le meilleur moyen d’enrailler la baisse des ventes jusqu’à maintenant a été de mettre à profit une rupture technologique afin de demander gentillement à ces clients fidèles de racheter toute sa vidéothèque. De la cassette vidéo VHS au DVD, puis du DVD au Bluray, les platines de salon ont remplacé les magnétoscopes et de nouvelles DVDthèque ont été vendues à grand renfort d’argument liés à la qualité d’image et de son. Les home cinema ont aussi poussé dans le même sens.

Cependant, il existe toujours un grand nombre de spectateurs qui se contentent de Divx de 600 Mo sur un écran d’ordinateur, délaissant cette qualité si chèrement étalée dans les abris bus et les publicités des chaînes de télévision.

Limiter le piratage avec la 3D

Comment insiter ce public à enfin payer quelques euros pour un film? Avec la 3D!

En effet, un cinéma équipé en 3D propose une réelle valuer ajoutée au spectateur. Personne n’a encore téléchargé le parc Astérix afin de monter un grand huit dans son jardin, et bien là, c’est pareil.

De plus, le cinéma en 3D permettra de demander une nouvelle fois au consommateur de rénouveler tout son équipement, particulièrement quand les écrans 3D seront disponibles. Il est maintenant presque impossible de reconstituer une salle de cinéma chez soi comme c’était le cas avec un bon home cinéma et un vidéoprojecteur ou un grand écran. Pour le moment, projeter un film 3D à la maison est presque impossible.

Au niveau des screeners, le danger est aussi écarté pour un moment. Filmer l’écran avec une caméra classique pendant une projection ne vous permettra pas de conserver l’effet 3D, surtout si celui-ci est en partie produit par des lunettes actives qui obscursissent alternativement l’oeil droit et l’oeil gauche. En plus du film à 96 images secondes, il faut faut aussi conserver le signal de synchronisation des lunettes, le tout en restant assis sur votre fauteuil. Très comlplexe pour le moment. D’autant plus que sans une caméra avec une fréquence suffisante, le film semble flou.

Mais la faille réside dans les films à la vente. Actuellement, les consomateurs ne sont pas équipés de matériel spécial, ce qui fait que les DVD / BluRay ne peuvent sortir dans le commerce que dans une version anaglyphe. Avec une paire de lunettes anaglyphes, le relief est recréé, mais on perd un peu au niveau des couleurs (ce qui est un comble avec un BluRay, qui nous a été vendu justement pour sa précision des couleurs!). Et puis surtout, ce qui aide grandement les majors dans leur combat quotidien pour les vilains pirates, une vidéo compressée perds en qualité dans les détails, ce qui génère des fantômes dans le rendu (des traces noires due au décalage entre l’image cyan et l’image rouge). Autrement dit, les Divx en 3D sont moches! Quelle aubaine pour les distributeurs.

La seule solution qui reste: partager des DVD rip en qualité originale, c’est-à-dire envoyer des Gigas pour un seul film, au lieu de quelques centaines de méga, sur un réseau bittorrent (couplé à TOR, bien sûr). Les fibres optiques vont être surchargées, en attendant que le parc de télévisions se mette à jour…

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